Posted by: willem van cotthem | March 31, 2007

Ressources végétales en Algérie (Gredaal.com)

Lu au :

 

http://www.gredaal.com/biodiversite/fichiers_biodiv/articles_generaux/patrimone_vegetale.htm 

 

Les ressources végétales en Algérie:

Au delà de la diversité, des contraintes réelles

“Le fait est indéniable. Les ressources biologiques d’Algérie s’inscrivent dans un espace physique marqué par l’aridité du climat, l’exiguïté des structures agro-foncières au Nord et l’étendue des contrées pâturables vers le Sud. En effet, la superficie utile réservée à l’agriculture (8 millions d’hectares) ne représente, respectivement, que 20 et 3 % de la surface totale réservée à l’agriculture (40.2 millions Ha) et de la superficie totale du territoire national.

 

Les parcours et les forêts occupent 80 % de l’espace destiné aux activités agricoles. Le territoire valorisé par l’agriculture est caractérisé par une diversité de milieux et de ressources génétiques végétales représentées par un large spectre de taxons et d’espèces exotiques. La position biogéographique de l’Algérie et la structure de ses étages bioclimatiques font de ce pays un gisement relativement important de ressources biologiques qui a eu à subir, par ailleurs, l’influence de diverses civilisations, en termes de flux et d’introduction de taxons et de types génétiques croisés.

 De fait, l’Algérie, partie prenante de la région méditerranéenne, est considérée comme étant un centre de grande variabilité génétique, ce qui lui permet d’être la source pour de nouveaux caractères recherchés pour l’accroissement de la productivité et le maintien de la viabilité de l’agriculture.

 

L’ Algérie possède 3300 espèces  vasculaires spontanées dont 168 sont endémiques. Ce matériel végétal est non seulement en partie exploité pour la production agricole mais intéresse également, pour ses caractéristiques spécifiques,  beaucoup d’autres secteurs d’activités économiques .

Ce matériel végétal a comme caractéristique la tolérance à la salinité, à  la sécheresse, aux hautes températures et au gel, la qualité technologique des produits telle que la résistance aux maladies et l’adaptation aux milieux difficiles. Ces caractéristiques lui confère des intéressements et des possibilités d’évolution indéniables.

La problématique de cette catégorie du patrimoine biologique Algérien découle de cette incapacité structurelle à assurer la couverture des besoins alimentaires des populations. Les céréales connaissent des inhibitions à s’aligner sur une productivité adéquate afin de réduire les importations dont le recours est très coûteux à l’État (Une facture estimée à  prés de 01 milliard USD faisant de l’Algérie l’un des plus grands importateurs mondiaux de blés). 

 Les vergers agrumicoles vieillissants ne permettent présentement  que des productions aléatoires et ce aux plans qualitatifs et quantitatifs. Des facteurs exogènes à l’agrologie ont accentué le dépérissement de beaucoup d’espèces végétales et plus particulièrement de nos vergers.

L’expansion des cultures fourragères trouve sa contrainte dans la pluviométrie insuffisante et corrélativement aux impossibilités d’irriguer. Les plantes oléagineuses connaissent aussi des difficultés de développement où les possibilités de transformation sont peu encourageantes.

Beaucoup reste à faire et une prise de conscience est impérative en ce qui concerne certaines espèces telles que les palmeraies, les oliveraies et bien d’autres espèces et plantes le plus souvent considérées comme “négligées”.”

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